Sommaire
À retenir
- John Deere domine le classement français 2025 avec 21,4 % de part de marché, devant Fendt et New Holland.
- Le marché a reculé à 19 561 immatriculations, soit une baisse de 18,5 % en un an.
- Les nouvelles exigences européennes sur le freinage des véhicules agricoles sont entrées en vigueur le 1er janvier 2025.
- Le coût total de possession inclut le carburant, l’entretien, les pneumatiques, le financement et la valeur de revente.
- Le John Deere 6R 250, le Fendt 700 Vario et le New Holland T7.210 illustrent les modèles phares cités dans l’article.
Le marché français des tracteurs a nettement ralenti en 2025, avec 19 561 immatriculations, soit une baisse de 18,5 % en un an. Cette contraction n’a toutefois pas bouleversé la hiérarchie des constructeurs : les exploitants continuent de privilégier les marques capables d’associer fiabilité mécanique, confort de conduite et accompagnement local.
John Deere conserve la première place, devant Fendt et New Holland. Derrière ce trio, Claas, Massey Ferguson, Case IH, Valtra et Deutz-Fahr se disputent un marché devenu plus sélectif, où le prix d’achat, la technologie embarquée et le coût d’utilisation pèsent autant que la puissance annoncée.
Un marché français en net recul
L’année 2025 s’est ouverte dans un contexte peu favorable aux investissements agricoles. La baisse des revenus dans certaines filières, les incertitudes économiques et le coût élevé du financement ont conduit plusieurs exploitations à repousser le renouvellement de leur parc.
À ces difficultés s’est ajoutée l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2025, de nouvelles exigences européennes concernant le freinage des véhicules agricoles. Cette évolution réglementaire a pu accélérer certaines commandes avant son application, mais elle a aussi compliqué la disponibilité de plusieurs configurations et contribué à ralentir les immatriculations.
Le recul global ne signifie donc pas que les agriculteurs ont cessé d’investir. Les achats se concentrent davantage sur des machines justifiées par un besoin précis : remplacer un tracteur vieillissant, gagner du temps lors des travaux saisonniers ou réduire la consommation de carburant grâce à une meilleure gestion du moteur et de la transmission.

Le classement des marques en 2025
Les données disponibles placent John Deere en tête du marché français, avec 21,4 % de part de marché. Fendt arrive en deuxième position, tandis que New Holland complète le podium grâce à une gamme bien implantée dans la polyculture, l’élevage et les exploitations de taille intermédiaire.
| Rang | Marque | Part de marché estimée | Atout le plus souvent associé |
|---|---|---|---|
| 1 | John Deere | 21,4 % | Technologie et valeur de revente |
| 2 | Fendt | 16,3 % | Confort et transmission Vario |
| 3 | New Holland | 13,4 % | Polyvalence et réseau commercial |
| 4 | Claas | 11,4 % | Maniabilité et intégration de gamme |
| 5 | Massey Ferguson | 9,6 % | Simplicité et robustesse |
Les pourcentages peuvent varier légèrement selon le périmètre retenu, la période étudiée et la méthode de comptabilisation des immatriculations. Le classement général reste néanmoins stable, avec une domination nette de John Deere et une forte présence des constructeurs européens.
John Deere reste la référence
Avec plus d’un tracteur neuf sur cinq immatriculé en France, John Deere confirme son poids historique. Les séries 6R et 6M concentreraient près de 90 % des ventes françaises de la marque, preuve de l’importance des tracteurs standards de moyenne et forte puissance dans sa stratégie.
Le John Deere 6R 250 attire les exploitations qui recherchent une machine polyvalente, capable de travailler avec des outils lourds tout en conservant un niveau élevé de confort. Ses systèmes de guidage, de télémétrie et de gestion des données répondent aux attentes des agriculteurs déjà engagés dans l’agriculture de précision.
La marque bénéficie aussi d’une image solide sur le marché de l’occasion. Cette valeur résiduelle peut peser dans la décision d’achat, car elle réduit le coût réel du renouvellement lorsque le tracteur est revendu après plusieurs années d’utilisation.
Fendt mise sur la technologie
Fendt occupe la deuxième place avec 16,3 % de part de marché. Le constructeur allemand conserve une réputation haut de gamme grâce à la transmission Vario, au confort de sa cabine et à la précision de ses automatismes.
Le Fendt 700 Vario constitue l’un des modèles les plus emblématiques de la gamme. Il séduit les exploitants qui réalisent de nombreux travaux différents avec le même tracteur, notamment le transport, la préparation du sol, le semis et les opérations nécessitant une vitesse d’avancement particulièrement régulière.
Cette sophistication a toutefois un prix. Pour être rentable, un modèle Fendt doit généralement être utilisé de façon intensive, avec une organisation suffisamment structurée pour exploiter ses fonctions de guidage, de réglage automatique et de suivi des performances.

New Holland conserve une large clientèle
Avec 13,4 % de part de marché, New Holland s’appuie sur une offre adaptée à des profils d’exploitations très variés. La marque est particulièrement présente dans les secteurs de la polyculture-élevage, où la polyvalence et la facilité d’entretien restent des critères déterminants.
Le T7.210, annoncé avec une puissance maximale de 180 chevaux, répond aux besoins des exploitations qui veulent disposer d’une réserve de puissance sans passer à des modèles beaucoup plus encombrants. Sa robustesse et sa capacité à travailler avec différents outils expliquent son intérêt auprès des professionnels recherchant une machine unique pour plusieurs chantiers.

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Les constructeurs qui progressent
Claas se situe au quatrième rang avec environ 11,4 % des parts, selon les données retenues pour 2025. Ses tracteurs standards, notamment l’Arion 660, bénéficient de la notoriété acquise par la marque dans les moissonneuses-batteuses et les ensileuses.
L’Arion 660 vise les exploitations qui veulent combiner confort, maniabilité et capacité de traction. Son positionnement convient aussi bien aux travaux de culture qu’au transport ou à la manutention, ce qui lui permet de répondre aux attentes des fermes de taille moyenne.
Massey Ferguson complète le top cinq avec près de 9,6 %. La marque conserve une clientèle fidèle grâce à des tracteurs perçus comme simples à prendre en main, robustes et adaptés à des usages quotidiens très divers.
Le MF 5S.115 Dyna-4 illustre cette orientation. Avec une puissance plus modeste que les grands tracteurs de la série 6R ou du T7, il convient aux élevages, aux exploitations mixtes et aux travaux nécessitant une machine compacte et polyvalente.
Case IH conserve la sixième position avec environ 7 % de parts de marché. Valtra atteint 6,4 %, tandis que Deutz-Fahr progresse jusqu’à 6,3 %, avec une hausse estimée à 1,3 point par rapport à l’année précédente.
- Case IH reste apprécié pour ses capacités de traction et ses gammes adaptées aux grandes cultures.
- Valtra se distingue par la personnalisation de ses tracteurs et leur adaptation aux conditions difficiles.
- Deutz-Fahr gagne du terrain grâce à une offre compétitive et à un positionnement de plus en plus visible.
Pourquoi certains modèles se vendent mieux
La puissance ne suffit plus à expliquer le succès d’un tracteur. Les acheteurs évaluent désormais le coût total de possession, qui comprend le carburant, l’entretien, les pneumatiques, l’assurance, le financement et la valeur de revente.
La polyvalence joue également un rôle central. Un tracteur capable de passer rapidement du chargeur frontal au travail du sol, puis au transport, permet de limiter le nombre de machines présentes sur l’exploitation et d’améliorer le taux d’utilisation annuel.
Les équipements numériques prennent une place croissante dans les décisions. Le guidage par satellite, la coupure automatique de sections, la modulation des doses et la transmission des données vers un logiciel de gestion peuvent réduire les recouvrements et faciliter le suivi des chantiers.
Le confort n’est pas un simple argument commercial. Une cabine silencieuse, une suspension efficace, une bonne visibilité et des commandes bien placées limitent la fatigue lors des longues journées de travail, notamment pendant les périodes de semis et de récolte.
Enfin, le réseau de concessionnaires reste déterminant. Une panne immobilisant un tracteur au mauvais moment peut coûter plusieurs milliers d’euros en pertes de chantier, d’où l’importance de la disponibilité des pièces, du délai d’intervention et de la compétence du personnel technique.
Choisir selon l’exploitation plutôt que selon le classement
Le tracteur le plus vendu n’est pas automatiquement le plus adapté à chaque ferme. Une exploitation d’élevage n’aura pas les mêmes besoins qu’une entreprise de travaux agricoles ou qu’une grande ferme céréalière qui utilise ses machines plus de 1 000 heures par an.
Avant de comparer les marques, il convient de définir la puissance réellement nécessaire, le poids acceptable, le type d’outils utilisés et le nombre d’heures annuelles. Il faut aussi vérifier la compatibilité avec les bâtiments, les parcelles et les équipements déjà présents.
- Pour les travaux lourds, la capacité hydraulique, le poids et la traction sont prioritaires.
- Pour l’élevage, la compacité, la visibilité et la maniabilité peuvent compter davantage que la puissance maximale.
- Pour le transport, la transmission, le freinage et la stabilité doivent être examinés avec attention.
- Pour l’agriculture de précision, la compatibilité des logiciels et des équipements connectés devient essentielle.
Une comparaison sérieuse doit intégrer plusieurs scénarios de financement. Un modèle plus cher à l’achat peut se révéler avantageux si sa consommation est réduite, si ses intervalles d’entretien sont plus espacés ou si sa revente est facilitée par une forte demande sur le marché de l’occasion.
Une hiérarchie stable, mais un marché plus exigeant
Les résultats de 2025 montrent un marché français en retrait, mais ils confirment aussi la solidité des grandes marques. John Deere, Fendt et New Holland restent en tête grâce à des gammes complètes, tandis que Claas et Massey Ferguson maintiennent une présence forte auprès de clientèles aux besoins différents.
La progression de Deutz-Fahr et la résistance de Valtra rappellent toutefois que le classement n’est pas figé. Dans un contexte de baisse des immatriculations, les constructeurs devront convaincre par la rentabilité réelle, la qualité du service et la capacité de leurs machines à s’adapter aux nouvelles pratiques agricoles.
Pour l’agriculteur, le meilleur choix sera celui qui correspond au rythme de travail, aux outils et aux contraintes de l’exploitation. La marque compte, mais l’adéquation entre le tracteur, son entretien et son usage quotidien compte davantage encore.
FAQ
John Deere occupe la première place du marché français en 2025, avec une part de marché estimée à 21,4 %, devant Fendt et New Holland.
Le marché français a enregistré 19 561 immatriculations de tracteurs en 2025, soit une baisse de 18,5 % par rapport à l’année précédente.
Le top cinq rassemble John Deere, Fendt, New Holland, Claas et Massey Ferguson, avec des positions liées à la technologie, au confort, à la polyvalence et à la robustesse.
Les acheteurs prennent en compte le coût total de possession, la consommation, la polyvalence, le confort, les équipements numériques, la valeur de revente et la qualité du réseau de concessionnaires.
Les travaux lourds nécessitent surtout de la traction et une capacité hydraulique élevée, tandis que l’élevage privilégie la compacité, la visibilité et la maniabilité.
